La capitale de l’Ouest vient de marquer un pas notoire en faveur du développement durable. “Nous voulons nous engager dans la production d’énergie, être exemplaire en terme d’utilisation et de production propre”, affiche Alain Bénard. Saint Paul ne peut plus ignorer cette précieuse ressource naturelle qui nous vient du ciel. Le territoire bénéficie d’un taux d’ensoleillement exceptionnel. Dans cette optique, une stratégie de développement vient de voir le jour : “Identifier le potentiel solaire en chauffe-eau et en photovoltaïque, systématiser la production de cette énergie sur les Zac, quartiers, villages, intégrer des leviers légaux et incitatifs.” Une ambition qui s’appuie sur la compétence de l’Agence réunionnaise de l’énergie Réunion (Arer). “Comme les autres villes, les deux tiers de l’électricité saint pauloise sont sales. On peut les remplacer par du solaire”, affirme Laurent Gautret, directeur technique et logistique. “La commune présente de nombreuses surfaces à exploiter par du photovoltaïque”. Les estimations font état de 20 000 foyers possibles à équiper en chauffe-eau solaire. Conséquence directe : l’économie de 30 GWh, soit 1,3 % de la production réunionnaise. Gain total sur 10 ans et 20 000 ménages : 25 millions d’euros.
Le rendement des modules photovoltaïques est généralement moins de 16% pour les cellules monocristallines et polycristallines et moins de 10% pour les cellules amorphe, cependant de nouveaux produits avec des rendements beaucoup plus élevés sont dans une phase de recherche et de développement.
Un rendement de 40,7% a été atteint par l’entreprise américaine Spectrolab en 2006, avec une cellule “multi-jonction” composée de plusieurs couches différentes qui captent des parties distinctes du spectre solaire.
Ces cellules de haut rendement sont particulièrement adapté à la concentration solaire. Ce procédé permet d’utiliser l’effet loupe de la cellule solaire pour démultiplier l’impact du rayonnement du soleil et atteindre ainsi un rendement supérieur.

La technologie Cuivre Indium Sélénium (CIS) présente plusieurs avantages. C’est une technologie de couche mince qui peut être construite sur un substrat flexible.
Les progrès réalisé ces dernières années permettent aux cellules CIS d’approcher les rendements atteints par les cellules silicium polycristallin (autour de 12% de rendement) avec un coût de fabrication bien inférieur.

Les nano-technologies ouvrent de nouveaux horizons pour les produits photovoltaîques. Innovalight dans le Silicon Valley développe un “encre de silicium” composé des nanoparticules de silicium mélangées à un solvant et versées sur un substrat. Le solvant est ensuite extrait, laissant une cellule solaire dont la forme dépend de la surface où elle a été versée.
Projet d’envergure dans le parc d’activités de Cahors sud. D’ici décembre 2009, un gigantesque champ de panneaux photovoltaïques couvrira une parcelle de douze hectares.
On comptera 72 369 panneaux, soit 6 370 MWh par an, l’électricité nécessaire pour 2 500 foyers.
C’est l’entreprise montpelliéraine Valeco qui a emporté le marché. L’investissement de 22 millions d’euros provient uniquement de ses fonds. Les communes et les communautés de communes de Cahors et de Castelnau n’ont strictement rien à débourser. Les institutions publiques louent la parcelle pour 25 ans (à un prix qui reste à déterminer) et surtout empochent la taxe professionnelle générée par cette activité, 65 000 € par an. Valeco, quant à elle, produit de l’électricité qu’elle revend à EDF à 0,30 €/KWh. Le contrat passé entre les deux entreprises court sur vingt ans.
La ferme photovoltaïque sera la deuxième de France. Valeco ouvre en effet une installation de ce type à Lunel dans l’Hérault dans quelques mois. Mais elle produira dix fois moins d’électricité que celle du Sycala.
Le calendrier est établi. Il faut environ un an pour obtenir toutes les autorisations administratives et la signature de la préfète. Théoriquement, les projets photovoltaïques posent moins de difficultés et suscitent moins d’opposition que l’éolien.
Il faudra ensuite environ un an pour poser l’ensemble des panneaux et le raccorder au réseau EDF.
« Cette parcelle, assez haute dans le parc, ne pouvait pas convenir à une entreprise, explique Yves Raynal. Cela aurait coûté trop cher pour la viabiliser. Elle était destinée à des friches. On la rentabilise donc au mieux ». Néanmoins, aucun emploi ne sera créé. Tout sera géré depuis Montpellier. Annonce opportune néanmoins à deux mois des municipales. « La date du dévoilement du projet a été fixée par Valeco, explique Marc Lecuru. Et puis, je crois que c’est une démarche pour le bien de la communauté, initiée par des maires de tout bord. Ce n’est en aucun cas un argument électoral. » L’écologie rassemble décidément tout le monde.
source ladepeche.fr
En décembre dernier et dans le cadre des travaux d’extension du magasin Carrefour de Nîmes Ouest, l’enseigne a opté pour l’installation d’une toiture recouverte de cellules photovoltaïques.
Ce projet sous la conduite de l’Ademe et de la région Languedoc Roussillon a été confié pour la partie étude au cabinet Tecsol et pour la partie réalisation à la société Urbasolar.
Le système photovoltaïque couvre une superficie totale de 2340 m². Environ 1000 m² sur le toit de l’extension du magasin qui abritera les nouveaux laboratoires boulangerie et boucherie. Et 1340 m² sur le toit de la nouvelle galerie commerciale dont la fin du chantier est annoncée pour le début 2008.
L’ensemble est destiné à capter l’énergie solaire afin de la transformer en électricité pour une revente finale à EDF. La production d’électricité attendue est estimée à 52 000 kWh par an.
C’est la première fois qu’une telle technologie est installée sur un magasin de grande distribution.
« Notre Groupe s’est engagé à réduire l’impact environnemental de ses constructions, et ce projet est la première étape de mise en place d’un programme d’équipement en solaire de nos futurs bâtiments », avait alors déclaré Violaine Dubreux, la personne en charge de la politique de développement durable chez Carrefour.
Pour Stéphanie Giraud, Directrice Générale d’Urbasolar « ce projet ayant été anticipé au moment de l’élaboration des plans du bâtiment, tous les paramètres techniques nécessaires à la mise en oeuvre de la centrale ont été intégrés au projet de construction. Cette opération naissait donc dans un contexte particulièrement favorable pour être mené à son terme. »
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